Une fois au stage d'été..

Une fois au stage d'été..
Jeudi 3 Juillet - Dimanche 6 Juillet ; Japan Expo
Vendredi 11 Juillet - 22 Juillet ; Bexleyheath
29 Juillet ~ 14 Août ; Grâce
15 Août ~ 30 Août ; Corse

Aucun article ou un seul d'ici deux mois, je vous ferais une diapo de la Japan Expo sûrement avant de partir, d'ici là je serais sur l'ordi le soir seulement.
Bonnes vacances à tous,

Clarisse.
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# Posté le lundi 30 juin 2008 13:36
Modifié le mercredi 02 juillet 2008 12:19

Plus aucune surprise face à l'hypocrysie des autres. N'est-ce pas la perfection ?

Plus aucune surprise face à l'hypocrysie des autres. N'est-ce pas la perfection ?
Ses ailes semblaient de soie blanche.. Dans la lumière de ce bel après midi, parmis tous ceux qui se succèdent en été, l'ancienne chysalide déploya ses deux minuscules rideaux de vie. La beauté même. Elle se posa délicatement sur un doigt inconnu, en chatouilla l'extrémité délicatement. Combien pèsait donc ce petit être ? Il semblait pourtant, dans sa candeur naturelle, porter tout ce que la Nature a créé de plus exquis : la sensibilité de tous ses êtres. Les ombres jouaient avec ce petit animal mince mais sublime, dansaient sur ce corps frêle en traçant des formes parfaitement dessinées. Il redécolla, encore maladroit par le manque d'expérience, non sans déjà avoir appris sur quelle fleur se poser pour raviver l'éclat de ses ailes. Une rose rouge à portée de vol pencha quelques pétales sous le poids de cette bestiole miniature, offrant un bain de rosée à ce visiteur imprévu. Le voyageur chuta ensuite maladroitement et se ressaisit en traçant une courbe gracieuse, pour aussitôt faire sécher sa petite tête au soleil; bercé par une brise, il s'écarta de sa trajectoire et heurta une feuille, douce et humide elle aussi. N'apercevant plus son ami rassurant et rayonnant, se posant sur une pierre non loin, le petit paillon perdu laissa choir un atome de larme sur le minuscule rocher. Un imperceptible scintillement naquit, nul le vit et un coeur acheva son triste labeur.

" Comme la rosée papillote les rayons de ce soleil éclatant avant le rideau vespéral. "

Photo : Mike He & Rainie Yang qui joue dans le meilleur des dramas, Why Why Love.
Qui vient à la Japan Expo ?
# Posté le mardi 17 juin 2008 15:08
Modifié le dimanche 29 juin 2008 10:25

A l'amour, à la mort.

A l'amour, à la mort.
Une malle en bois, marquée par le temps et les paysages.
J'y enfournerais la Vie;
Une poupée au yeux bleus et au teint gris, incarnation d'un ciel morose qu'est l'enfance, avec cette pointe d'espoir qui peuplait mes jours lointains sous ces palmiers en forme de plume. Une photo de mon actuelle chambre, de chacun des murs, leurs symboles respectifs et ces traces d'usure dûes à un usage abusif de patafix. J'en maudirais Uhu. Ce gel douche saveur cassis et fleur d'oranger caressant ma peau chaque jour parfumerait cette atmosphère délavée. Un souffle d'énergie, incarné en Hello Kitty lavées préalablement, en photographies tintées de violet comme mes jours et l'appareil pour les saisir au détroit d'une belle seconde. L'inspiration trouverait bien sûr sa place dans les Objets concrets ou non, à travers des lambeaux de papiers déchirés, roulés en petites boules, avec un sujet sur chacun d'entre eux; je me suis tant juré de me mettre un jour sur une colline et d'en dessiner le coucher de soleil. Le mitrailler et le décrire, seule parmis cette nature qui nous construit et nous détruit par cette richesse qu'elle produit abusivement. Comme tout ceci semble compléter le petit bagage qui se veut discret comme son propriétaire; à l'écart mais se moulant dans la foule, au grés du mouvement. J'appuierais quand même de toutes mes forces pour rajouter un souvenir d'humanité. Celle qui me tue et m'anime; j'embarquerais à travers marées et rails la simplicité chérie et recherchée, trop longtemps absente, tant recherchée et si rare. Ce petit bout de pétrole qu'on déterre de l'âme.
L'amer traverserait son homonyme avec sa définition. Son goût qui me reste en travers de la gorge, que j'essaye d'expulser à chaque tressautement de poitrine.
La malle dévorée par les thermites serait cachetée, lachée dans cette marée humaine.
# Posté le mardi 10 juin 2008 13:46
Modifié le samedi 14 juin 2008 15:29

They seem so real that they bind you and confine you.

They seem so real that they bind you and confine you.
Un désert où perle le sable. Ils accomplissent leur peine, avancent au grés du vent. Une oasis comme seul espoir, les scorpions comme seule saveur. Certains plient sur le poids de la chaleur, humaine ou non, monstreuse corde autour de leur coup, d'autres rendent l'âme dans un souffle à la fendre. L'effort transcende leur corps épuisés, décharnés, perdus sur le chemin de l'Utopie. Ce doux rêve. Les contes de fées trottent dans leur tête comme une monture dont ils ont plus besoin que la vie d'autrui. Ils se détruisent, ici et là, à courrir derrière une espérance libératrice de ce labyrinthe infernal. Points de côtés, crampes et courbatures, ils connaissent la douleur et sa souffrance légendaire, oublient de mettre leurs dernières forces en commun pour franchir la dernière diagonale. Gourdes vidées, urine avalée, les moyens du bord ont chaviré et se sont échoués dans un amas de rancoeur. Aveugles impatients, haineux littéraires. Un triste échappatoire que celui de l'oubli dans lequel un seul reste coincé. Au creux du labyrinthe ensablé règne un espace vide, lisse comme la mer endormie et le ciel verni des belles nuits, tentation aspirant les enfouies précautions.. Ils s'avancent. D'abord prudemment, scrutent les parages et décident d'hurler. Hurler la Fin, la Faim qui les broie en sable. Sans s'en apercevoir, voici maintenant que nos pitoyables héros s'enfoncent peu à peu dans le sol. Nulle branche n'est présente pour se pencher souplement et les sauver, d'une couleur divine qui n'existe pas. Comme ils sont ignorants, d'hurler pour prendre conscience de l'ampleur du vide qui s'est creusé en eux au fil de la traversée. Au fur et à mesure que les résonnances s'assemblent, leurs corps se dérobent dans les entrailles de la terre sans qu'ils perçoivent un fragment d'éternelle destruction lorsqu'un jour, l'un se tut et murmura. Chuchotant l'infâme vérité, il dilata ses yeux remplis de petits grains irritants, suffoqua et perdit connaissance des êtres.

Une montre arrêta sa danse.

" Au diable les rêveurs qui
Ne tenant pas debout se lient
Des bagues aux doigts
Et si la mienne était poème
Et si la mienne était en bois
Elle était pour toi.. "
[On meurt de toi - Saez]


# Posté le samedi 07 juin 2008 09:51
Modifié le dimanche 08 juin 2008 11:14

Live or die : Make a choice. "He doesn't want us to cut our chains.. He wants us to cut our feet !" Pardon, Qualité Webcam.

Live or die : Make a choice. "He doesn't want us to cut our chains.. He wants us to cut our feet !" Pardon, Qualité Webcam.
02/06. 21h37.
Une geôle poisseuse, de ces murs gouttent la rosée des nuits trop courtes..
Tu sais, dans les cheveux des emprisonnés se logent des reflets de graisse, la même que celle qui tapisse le sol. Pourtant présent, ce luxe qu'est l'hygiène est transprant, âme égarée parmis une foule de regrets.Les banis se regardent en chien de faïence, malgrés le désir de contact émotif et charnel qui ronge leurs entrailles jours après jours. cette soif d'autrui laisse place à leur côtes, saillantes et fragiles. Tu dégustes une purée assaisonée de sauce tomate industrielle; eux vomissent la leur pour la réingurgiter. Le sycle de la vie semble s'être fracassé dans fossé sale, à bord d'un tricycle rouillé. Egos égoïstes. La pitié les aveugle. Se bander les yeux n'est-il pas plus sain que d'observer la laideur des jours défiler derrière ce carreau à moitié flouté ? Les prisonniers se cachent. Un cube est une carapace comme une autre... On y pleure, dort, et tout le reste, mais l'on y est pas mordu par les griffes acerbes et tranchantes comme l'adrénaline de l'Ignorance. Non-appris, non-respect, non-amour, narcissisme. S'il y a bien une chose banie dans cette pièce sans paroles, c'est un miroir. Que vous apporte votre reflet lorsque personne ne se penche derrière vous pour y jeter un petit caillou ocre , et ainsi le perturber doucement ? Ces temps joyeux leur manquent... Pourtant, la rancoeur était telle qu'ils préfèrent encore l'isolement au saut de l'ange dans un abîme mondain. Ce rêve même les nourrit.. Non ne défait pas ce bandeau, garde les yeux fermés, scrute maintenant leurs songes.
Et comprend ce qu'est la solitude, maîtresse des nuits étoilées.

04/06. 15h et des poussières d'ennui.
Y'en a, la simple idée de respect serait à faire implanter dans leur crâne à coup de marteau. Clou indolore; la souffrance me débecte et la vengeance m'échappe. Tirons nos souvenirs de leur sépulture.. et chantons un hymne à l'au revoir, jetant les fleurs mortuaires autour de nous, spectrales L'espoir aussi maigre que le sont mes doigts tapant ces courtes phrases insensées devrait être cultivé jusqu'à nos dernières précieuses minutes.
Seulement l'essence même de mes envies s'est évaporée, un matin d'hiver dans nos soupirs.
# Posté le mardi 03 juin 2008 14:01
Modifié le dimanche 08 juin 2008 13:54